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Internet et recrutement : les liaisons dangereuses ?
L’avènement des réseaux sociaux - dont le 1er d’entre eux Facebook - a fait émerger de nouvelles sources « alternatives » de renseignements très personnels pour les recruteurs indélicats ; et la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) est de plus en plus saisie par les candidats « espionnés ».
Si la plupart des cabinets de recrutement nient utiliser de telles méthodes, quelques uns admettent cependant « profiler » les candidats sur Facebook, MySpace, Twitter ou encore Google au prétexte que 40% des CV seraient « bidonnés ». Ces réseaux leur permettraient donc de rétablir la vérité et de dénicher d’éventuels défauts...
Pour Alexis TÜRK, président de la CNIL, ce phénomène pose un véritable problème éthique, qui le choque d’autant plus qu’« il n’y a pas de règles du jeu ! ». Ni de moyens juridiques en l’état actuel du droit, puisqu’il y a divergence entre le droit américain et européen. La solution pour ces candidats serait donc d’ordre pédagogique. « Il faut expliquer quels sont les risques qu’ils courent, et leur expliquer qu’une fois qu’ils sont dans le système, ils auront bien du mal à en sortir ! ». La CNIL initiera donc dès la rentrée un groupe de travail et de réflexion réunissant les DRH afin d’établir un code de bonne conduite, de formuler quelques recommandations de bon sens à l’attention des candidats et peut-être de proposer quelques valeurs contraignantes au point de vue juridique. En attendant, mieux vaut se montrer discret sur le web, ou apprendre à y maîtriser son image. Quelques recommandations simples :
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